
Exposition collective des œuvres des membres de l’Union des arts plastiques de Saint-Étienne-du-Rouvray et de leur invité Vincent Corpet
du jeudi 29 janvier au mercredi 4 mars 2026 à la Médiathèque Elsa-Triolet, 109 rue du Madrillet, Saint-Étienne-du-Rouvray.
Vernissage le vendredi 30 janvier à 18h, précédé à 17h d’une présentation de ses œuvres par l’invité.
exposition ouverte mardi et jeudi de 14h à 18h30, mercredi, vendredi et samedi de 10h à 17h30.
Vincent Corpet prend la décision de devenir artiste le jour de ses 20 ans, le 20 mars 1978. Il intègre l’École nationale supérieure de Beaux-Arts de Paris (ENSBA) en 1979. Il dit « n’ayant jamais pratiqué ce médium, je décide de rattraper mon retard par une fabrication acharnée de tableaux, plus de mille en quatre ans. Le plaisir de faire et le désir de me changer sont mes carburants, seul l’ennui me fait abandonner un terrain, et créer alors une autre série. A ce jour cinquante séries se sont succédé. »
À partir de 1988, Vincent Corpet élabore une peinture « rétinienne ». Deux approches se mettent en place : dans la première « L’œil regarde la main agit » : paysages, nus et portraits, puis dans la seconde « L’œil regarde la main qui agit » : celle-ci se concentre sur les « Analogies ». Le principe de l’Analogie est que toute forme en rappelle une autre.
A partir de 2009, la série : Fuck-Maîtres voit le jour. « Ce sont des tableaux partant de ce que certains appellent les œuvres de maîtres, recopiées en noir et blanc, à taille réelle et avec désinvolture, qui servent de fond à ses peintures. Il serait erroné de prendre le terme Fuck-Maîtres comme une possession brutale et ironique de la culture, comme une moquerie grossière des chefs-d’œuvre qui constituent l’imaginaire collectif.
Dans les œuvres que l’Union des Arts Plastiques va présenter, Vincent Corpet questionne le rapport physique, lié au format, à la copie, entretenu avec des tableaux, des chefs-d’œuvre connus, reconnus, pour emmener vers un paysage nouveau. Il est question ici de sensualité, de fusion, de légèreté, de fond et de forme fusionnés, d’un savoir réconcilié avec le « voir-ça ». De tous ces Maîtres, il dit par ironie qu’ils sont lui, avant, puis il a oublié.
Vincent Corpet à souvent peint au Musée du Louvre, devant une œuvre choisie, toile au sol, et « reproduisant » celle-ci.
« Ce sont en fait trois interventions qui se succèdent pour révéler le tableau. La première, armé d’un cutter, gratte le fond noir et blanc, sans se soucier de la totalité de la toile, la seconde équipée d’un pinceau et d’une seule couleur délimite d’autres formes, combinant fond et grattage, sans préoccupation du sens, la troisième enfin en traçant des lettres et des mots. »

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